Basta cusì ! (résumé)

La démocratie française est en train de mourir, non pas par un coup d’État brutal, mais par dérive lente de nos institutions et par notre renoncement…

Le Conseil Constitutionnel, initialement conçu comme un arbitre, est devenu un acteur politique majeur qui étend régulièrement son pouvoir. Le quinquennat Macron a accéléré cette dérive : nominations contestées (Ferrand, Vallaud-Belcacem…), gouvernement par les préfets et le Conseil de défense, usage massif du 49.3 et silence face aux restrictions de libertés pendant le Covid.

Résultat : une crise de légitimité majeure. Seuls 22 % des Français font confiance à la politique (CEVIPOF 2026), un score près de deux fois inférieur à celui de l’Allemagne, du Royaume-Uni ou de l’Italie. L’abstention massive transforme trop souvent les élections en hold-up démocratiques (ex. : maires élus avec 20-25 % des inscrits).

À cela s’ajoute une guerre civile froide : discours d’excommunication, importation des conflits extérieurs, anathèmes permanents (« fascistes », « traîtres », etc.) qui rendent tout compromis impossible. La démocratie, qui suppose compromis et débat serein, en sort gravement affaiblie.

Cette crise n’est pas seulement conjoncturelle. Elle est structurelle. Dans les grandes démocraties représentatives, deux lois implacables jouent :

  • Plus la compétition pour le pouvoir est rude, plus ce sont les « prédateurs » (bons combattants, mauvais pilotes) qui l’emportent.
  • Toute institution tend à oublier sa mission initiale pour assurer sa propre survie et son extension.

D’où la perte de sens du bien public et la défiance généralisée.

La seule réponse crédible est la subsidiarité généralisée : restituer le pouvoir au plus près des citoyens, là où il peut être réellement contrôlé et exercé de façon responsable. Les technologies modernes rendent cela possible aujourd’hui.

Pour la Corse, cette voie passe logiquement par une indépendance assumée, fondée sur cette subsidiarité et non sur la simple reproduction du modèle jacobin à Ajaccio. L’île a les atouts pour réussir. Il est temps de reprendre le flambeau de Pasquale Paoli et de quitter le navire France en perdition.

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