Les libertés avancent en France… à reculons ! Deux nouveaux faits viennent écorner encore un peu ce qui restait, après la dramatique période Covid, de nos libertés.
Vous avez dit dérives sectaires ?
Le premier est le fameux article 4 de la loi dite ”sur les dérives sectaires”. Repoussé de justesse par le Sénat et l’Assemblée Nationale, cet article, finalement rétabli sous une autre forme, vise à créer un délit “d’incitation à l’abandon de soins”. Après les polémiques sur les traitements du Covid (voir notre série sur les Révélations du Covid), alors que toutes les démocraties du monde se penchent avec un œil critique sur la façon dont a été gérée cette crise, la France ose ! Car personne ne s’y trompe, c’est bien la polémique créée, entre autres, par le Professeur Raoult qui est en ligne de mire.
Déjà, légiférer sur des “dérives sectaires“ est une police de la pensée, et revient à considérer les citoyens comme des enfants incapables de discernement que l’Etat doit protéger… contre eux-mêmes. Mais introduire un délit pour sanctionner certaines approches thérapeutiques, délit qui vient s’ajouter à ceux déjà existants concernant l’exercice illégal de la médecine, est un pas de plus vers ce qu’il faut bien appeler, qu’on le veuille ou non, une dictature administrative. Car qui sera chargé de dire le vrai en matière de médecine ?
Conseil d’Etat contre liberté d’opinion
Le deuxième pas franchi cette semaine l’a été par le Conseil d’Etat, au détour d’un avis qui prétend protéger la diversité des expressions sur les chaînes de télévision et de radio. Celui-ci a en effet, suite à une plainte de Reporter sans frontières, sommé l’ARCOM de prendre en compte non seulement les temps de paroles accordés à des invités divers, mais aussi la propre opinion des journalistes et chroniqueurs, pour valider le respect de la pluralité d’opinions sur la chaine CNEWS. A Liassi, nous ne sommes pas des fans de CNEWS, ni d’aucune chaine de télévision, publique ou privée. Mais comment ne pas être choqué par un avis qui suppose une inquisition dans les opinions des présentateurs, chroniqueurs, journalistes !
Dans un pays libre, la diversité des opinions qui s’expriment est garantie par la pluralité des médias. En France, elle serait garantie par une sorte de police qui devra enquêter sur les opinions de chaque chroniqueur de chaque média !
Il y a bientôt trois ans, nous écrivions ici un article qui s’intitulait “La France n’est pas (encore) une dictature”. Bonne nouvelle, ça vient ! Et de plus en plus vite !
