
Il peut sembler paradoxal, en cette période où s’expriment chaque jour des divisions profondes, en Corse comme en France, de consacrer un article à l’art du consensus. Art est d’ailleurs un mot ambigu, car il pourrait laisser croire que faire naître un consensus est affaire de génie. Alors que, comme tout art véritable, c’est d’abord affaire de discipline et de méthode. Et n’est-ce pas justement de cela dont nous avons cruellement besoin aujourd’hui, en Corse et ailleurs ?
J’ai passé l’essentiel de ma vie professionnelle à tenter, plusieurs fois avec succès, de faire naître des consensus. Comme manager, car conduire des équipes, c’est d’abord créer les conditions de leur bonne entente et faire naître un consensus sur les objectifs à atteindre. Puis comme coach de dirigeants, en aidant mes clients à mettre en œuvre les méthodes qui leur permettent de créer à leur tour un consensus dans leurs entreprises.
Certes, la société politique n’est pas l’entreprise, et un peuple ne se manage pas. Pourtant, les mêmes causes produisent souvent les mêmes effets. Tenter de diriger un peuple par la peur, le chantage ou la prévarication ressemble à la bonne vieille méthode du bâton et de la carotte, si longtemps utilisée en entreprise avec des résultats sur le long terme catastrophiques : défiance, conflits sociaux, démotivation. Il semble que nombre de dirigeants politiques n’aient pas appris que la politique, la vraie, celle qui construit les nations et les aident à se surpasser, n’est pas l’art d’exploiter les divisions, mais bien celui de créer des consensus qui permettent d’agir.
Vrai et faux consensus

Entendons-nous d’abord sur le terme. Un consensus, ce n’est ni mettre tout le monde d’accord, ni passer des compromis ! Le premier serait illusoire, le second mortifère. Il a été tenté, en Corse, lors de la constitution de l’alliance électorale Pè a Corsica. Les indépendantistes y renonçaient à parler d’indépendance — en plus du renoncement à la lutte armée — en échange d’une participation au pouvoir institutionnel. Les régionalistes de ce qui est devenu Femu a Corsica y acceptaient de s’allier avec les soutiens du FLNC, donc de la lutte armée récemment suspendue, en échange de leurs voix pour conquérir la majorité des sièges à l’Assemblée de Corse et, par tant, le contrôle de l’exécutif. Certains diront que je caricature. Je ne le crois pas, et la brièveté de la vie de cette alliance me conforte dans mon analyse : à peine quatre ans, pour une alliance qui avait été en théorie conclue pour dix ans ! Fondée sur des compromis, de surcroît mal définis et mal assumés, et non sur un véritable consensus, elle était condamnée à sombrer rapidement, dès que le partenaire dominant penserait ne plus en avoir besoin. Ainsi en est-il de tous les compromis : ce sont des expédients provisoires destinés à être dénoncés dès qu’un des partenaires estime ne plus y avoir intérêt.
Un consensus, c’est autre chose. D’abord, cela ne vise pas tout le monde, mais un sous-ensemble défini par un minimum d’intérêts communs. Il s’agit, au sein de cet ensemble, de créer un accord large, profond et durable sur un objectif, un projet, un choix, une vision ou simplement une série d’actions. Quand le but est atteint, le projet terminé, le choix mis en œuvre ou les actions accomplies, le consensus est terminé. Mais il laisse en général des traces, celles qu’une réussite commune peut laisser : un sentiment commun d’appartenance. On parle là d’adhésion profonde et non d’accord de façade. Bien sûr, un consensus peut être remis en cause, par exemple si l’objectif se révèle inatteignable, si le projet s’arrête ou si les actions ne marchent pas, bref, si la réalité et la pratique démontrent que ce qui a fait consensus ne fonctionne pas. Mais remettre en cause un consensus est bien plus difficile que dénoncer un compromis, parce qu’un vrai consensus crée une dynamique d’appropriation par chacune des parties prenantes.
Allons plus loin dans la caractérisation d’un vrai consensus. Mais pour cela, il nous faut faire une courte parenthèse.

Ethos, pathos, logos
Pour mieux comprendre ce qui différencie un vrai consensus d’un faux, rappelons quelques éléments de la rhétorique, cet « art de l’action du discours sur les esprits »1, ou plus prosaïquement, cet art de la persuasion. Aristote en a posé les bases, en cernant les trois modes du discours : l’ethos souligne l’autorité de celui qui parle, et vise à obtenir une adhésion grâce à cette autorité. C’est le mode du discours de l’expert, de celui qui sait face à celui qui ne sait pas. Nous en avons maints exemples dans les médias, et cet appel à l’ethos a connu son heure de gloire lors de la crise du Covid. Le pathos cherche à susciter l’émotion. Il s’adresse au cœur, et cherche l’adhésion par le sentiment. Là encore, les médias en raffolent, et les photos d’enfants affamés ou blessés, voire morts, en sont un vecteur privilégié. Le logos enfin s’adresse à la raison, et cherche l’adhésion à travers le raisonnement, la conviction rationnelle. Cicéron résumait ainsi la rhétorique : [elle consiste à] « prouver la vérité de ce qu’on affirme, se concilier la bienveillance des auditeurs, éveiller en eux toutes les émotions qui sont utiles à la cause »
Construire un consensus est bien du domaine de l’action du discours sur les esprits. Mais la façon dont on utilise la rhétorique à cette fin conditionne le résultat obtenu, et permet de distinguer faux et vrai consensus.
Commençons par l’ethos. Il permet en apparence d’aller vite. Il y a consensus sur le fait que la Terre est ronde (ou presque) non parce que nous l’avons tous vérifié, mais parce que les experts sont tous d’accord sur le fait. Mais gare aux faux experts ! Dans le domaine qui nous intéresse ici, celui de la vie politique, ils abondent. Qu’ils se nomment économistes, sociologues, médecins ou stratèges de plateau, on les voit s’épanouir dans les médias à chaque crise. Ils créent certes des consensus… jusqu’à ce que la supercherie sur leur expertise se révèle. Et alors, non seulement le consensus explose, mais la confiance est durablement entamée. La crise profonde de notre démocratie est une conséquence directe de cet abus de l’ethos pour créer de faux consensus.
Et le pathos alors ? Après tout, l’adhésion profonde qui caractérise un consensus est bien de l’ordre des émotions. Certes, mais ce doit être une résultante et non un point d’entrée, et le raccourci qui consiste à faire un appel abusif au pathos pour se donner l’illusion d’un consensus est dangereux. Les cas ne manquent pas en politique : qui ne voudrait pas d’une santé accessible à tous, de la paix universelle, ou, comme le proclame une campagne de l’actuelle majorité territoriale corse, d’un logement pour tous ? Sauf qu’un vrai consensus n’est pas un simple rêve partagé, mais un outil pour l’action. Et c’est là que le bât blesse : quand on écorne le rêve pour évoquer ses modalités de réalisation, un consensus uniquement fondé sur le pathos se dissout à tous coups. Nous en avons en Corse un exemple éclatant dans la campagne anti mafia orchestrée depuis ces dernières années. Mafia no, vita ie ! Qui ne voudrait pas faire passer la vie avant la mafia ? Sauf que, au delà de ce slogan si creux que personne ne peut le contester, les désaccords sont légion. Sur le terme de mafia lui-même pour commencer. Un expert — un vrai — expliquait récemment dans la presse que ce terme était complètement inadéquat pour caractériser les organisations criminelles corses. Et bien évidemment sur les moyens d’action : législation d’exception ou non, rôle de l’Etat, etc.
Slogans séduisants ou protestations d’autorité experte sont des signes infaillibles du fait que l’on se trouve en face d’un faux consensus. Un vrai consensus se construit d’abord sur le logos. La raison est la garantie de sa durée, le sentiment d’appartenance et l’adhésion profonde qu’il suscite en sont seulement la résultante.
Des étapes incontournables

Reste que construire un vrai consensus n’est pas tâche facile ! Depuis Descartes, on sait que la meilleure façon de venir à bout d’un projet difficile est de le découper en étapes. L’art du consensus n’échappe pas au Discours de la méthode. Quelles étapes peut-on suivre, non pour garantir le succès, mais au moins pour garantir une chance de succès ?
D’abord, éviter tout ce qui provoque d’inutiles divisions. C’est bien sûr banal d’écrire cela. Mais à voir agir le monde politique, il semble que cette banalité n’est pas unanimement partagée. J’ai évoqué naguère l’extraordinaire capacité de la classe politique à diviser, probablement pour mieux soumettre le peuple. Un peuple soumis est certes plus facile à diriger qu’un peuple debout, à condition toutefois qu’on se contente de cultiver le statu quo ! Car ce n’est pas ce genre de peuple qui entreprend, quel que soit le domaine. Si on veut impulser une dynamique, il faut donc trouver autre chose. Refuser de s’enfermer dans des polémiques stériles, refuser les querelles de mots ou d’égos, refuser d’imposer sans débattre, refuser de s’autojustifier en permanence, refuser de stigmatiser les autres, tous ces refus ne suffisent pas à créer un consensus, mais ils sont nécessaires pour créer les conditions qui permettront d’en faire émerger. Ces refus sont aussi le rejet du pathos et de l’ethos comme clés exclusives du débat.
Une fois acquise et installée cette discipline de refus, on peut entrer dans un processus de construction. La première étape en est de définir avec qui. Car un consensus, je l’ai écrit plus haut, ce n’est pas mettre tout le monde d’accord. Ceci peut être envisagé dans de petits groupes, mais certainement pas à l’échelle d’une société. Seuls de faux consensus, appuyés sur un pathos exacerbé et universel, comme ceux évoqués précédemment, pourraient remplir cette condition, et encore. Il faut donc définir les pré-requis pour participer au consensus. Quels sont les présupposés qu’il faut préalablement partager pour être « dans la cible » du consensus ? Plutôt qu’une longue et alambiquée explication, prenons un exemple en Corse. Il ne peut y avoir consensus politique entre des gens qui pensent que le peuple Corse n’existe pas et ceux qui font de la défense de ce peuple la raison d’être de leur engagement. Allons plus loin. Pour construire un vrai consensus sur une démarche politique émancipatrice, il faut que soit partagée l’idée que la Corse est aujourd’hui dans une situation de colonisé2. Oh, certes, pas comme les colonies à l’ancienne ! Les Corses ne sont officiellement pas discriminés sur l’île. Mais l’essence du pouvoir reste exogène, comme le rappellent régulièrement les interventions préfectorales, et, encore plus criant, l’économie est une économie de type colonial. Cette conviction est d’ailleurs bien plus répandue qu’on le croit et dépasse de loin le cercle des militants nationalistes ! Certains acteurs de l’économie française, hors de notre île, l’affirment clairement et y voient l’explication majeure de nos difficultés à entrer dans une logique de production de richesses. Il va de soi que certains se satisfont très bien de cette situation, y compris d’ailleurs dans les milieux nationalistes. Mais accepter explicitement ce constat n’en est pas moins un élément préalable à toute recherche de consensus. Parce qu’un consensus, qui s’appuie prioritairement sur le logos, nécessite que le constat de départ soit partagé et factuel.
Une fois délimité ainsi le sous-ensemble au sein duquel on va tenter de faire émerger un consensus, on peut passer à la deuxième étape : s’accorder sur l’objectif. On entre dans le vif du sujet ! Et les pièges sont nombreux. Le premier d’entre eux est le vocabulaire. S’accorder sur un objectif n’est en effet pas (seulement) s’accorder sur des mots. Autonomie, indépendance, souveraineté, prospérité, autant de mots fourre-tout qui peuvent à la fois créer de faux consensus et de vrais polémiques creuses. J’ai pris là des exemples familiers sur notre île, mais il y a bien évidemment leurs homologues sur le continent, et dans tous les pays et langues du monde. S’accorder sur un objectif suppose donc d’aller au-delà des mots. Il faut l’imager pour pouvoir l’imaginer, il faut le décrire en termes concrets, proches de la vie quotidienne. On doit pouvoir répondre clairement à une question simple : à quoi saurons-nous, verrons-nous que nous avons réussi, que nous avons vraiment atteint notre objectif ? Derrière cette question en apparence banale se cache un véritable processus d’appropriation, de construction du consensus. Pas besoin de mots fétiches, mais d’un accord réel sur ce qu’ils représentent. Chaque partie prenante peut l’exprimer alors avec son propre vocabulaire, puisque le travail d’appropriation a été fait.
Si ce sur quoi on cherche à construire un consensus est un choix, une stratégie ou un plan d’actions, on pourra alors travailler sur les critères auxquels devra répondre la solution retenue. C’est une autre façon de vérifier qu’on est vraiment d’accord, et de renforcer l’adhésion. La clé d’une démarche de construction d’un consensus est de respecter les étapes, de refuser les raccourcis et de vérifier régulièrement que l’on se comprend bien et que l’on est toujours d’accord. A l’inverse, la principale source de difficulté dans l’établissement d’un accord au sein d’un groupe tient aux malentendus, d’autant plus probables qu’on veut aller vite, et qu’on mélange les niveaux de discussion. Distinguer clairement critères et options de solution — choix politiques, choix stratégiques, plans d’action — est une discipline salutaire en matière de prise de décision. L’étape critères est optionnelle si le consensus que l’on recherche porte uniquement sur l’objectif ou la vision, mais nécessaire s’il porte sur une stratégie ou un plan d’actions.
Une fois franchies ces trois étapes, le reste coule de source. Il nécessite certes du travail, mais le consensus ainsi atteint en donne les moyens, de façon décuplée, puisque tout le monde tire dans le même sens. « Le temps se gère en cumulé », me disait un ancien client professionnel à propos du temps nécessité par la mise en place de méthodes rigoureuses. N’en est-il pas de même en politique ? Pas si on court d’échéance électorale en échéance électorale, sans autre motivation que sa propre survie politique. Mais certainement si on porte un véritable projet de transformation. Le temps consacré à en établir des bases saines et partagées se retrouvera largement dans les actions ultérieures.
Il est clair que le processus décrit dans les lignes qui précèdent n’est pas linéaire, et peut nécessiter plusieurs itérations. Il peut conduire à faire évoluer l’objectif. Il peut aussi conduire à laisser des gens en chemin. Il y a un équilibre à trouver entre le nombre et la profondeur du consensus. Mais, en tout état de cause, un tel processus, fondé sur l’écoute et le respect mutuel, est en soi porteur de transformation. Et même les gens laissés au bord du chemin — parce que pas prêts à adhérer plus profondément au consensus en cours de définition — resteront prêts au dialogue. Il sera alors temps, une fois le consensus bien établi au sein du groupe noyau, de construire si besoin des alliances et des compromis, par essence provisoires, avec d’autres parties prenantes.
Construire un consensus est une démarche elle-même porteuse de valeurs. C’est aussi une forme de pédagogie politique active. C’est peut-être là le sens profond de la politique, celle dont Hannah Arendt écrivait que la raison d’être est la liberté. C’est en tous cas la seule démarche qui permet de construire une nation.
Et si on s’y mettait ?

Je me suis toujours interrogé sur les réticences du monde politique à utiliser des méthodes qui ont prouvé leur efficacité dans le monde de l’entreprise, que ce soit pour prendre des décisions, assurer la réussite de projets ou… construire un consensus. À la réflexion, il y a deux explications possibles à ces réticences. D’abord, la méconnaissance de ces méthodes, tant il est vrai que la classe politique française, et plus encore la classe politique insulaire, se caractérise par sa distance et sa défiance par rapport au monde de l’entreprise. Très peu nombreux sont les dirigeants politiques qui ont passé une part significative de leur vie professionnelle à assumer des responsabilités en entreprise. La deuxième raison est plus grave. La politique est devenue une carrière, avec ses propres rites, où l’efficacité consiste à se faire réélire et non à réussir à conduire des changements. Nombre de dirigeants politiques, en Corse comme en France ou ailleurs, n’ont pas vraiment envie que cela change en profondeur. Et sur notre ile, ne trouve-t-on pas même des nationalistes pour qui parler d’autonomie ou d’indépendance, tant que c’est un argument électoral ou une posture, se porte bien, mais qui n’ont nulle envie d’y aller vraiment ? Et bien évidemment, cet immobilisme caché derrière de beaux discours n’est pas réservé aux nationalistes ! Pour ces dirigeants ou militants de tous bords, les attributs du pouvoir comptent plus que le pouvoir de transformer la société, l’ivresse du combat compte plus que la réussite. Ce n’est pas à eux que s’adresse cet article.
Il s’adresse aux militants et dirigeants politiques qui veulent sincèrement un véritable changement, en profondeur, et, heureusement, ils sont encore nombreux. Ceux-là peuvent adopter des outils efficaces, pour peu qu’ils prennent la peine de les apprendre. Cette peine sera largement rentabilisée ensuite. J’espère avoir montré dans les lignes qui précèdent qu’il est possible de construire de vrais consensus, solides, au moins au sein d’une partie motrice de la population, pour avancer vraiment. Il ne suffit pas d’invoquer constamment l’union pour en créer les conditions. C’est un travail de longue haleine. Le temps consacré à débattre, à construire, à chercher des bases communes, à définir un chemin, n’est pas du temps perdu. C’est le prix à payer pour mettre en place une véritable force, mobilisable pour faire avancer les projets. Trop de militants croient qu’il suffit de s’emparer du pouvoir institutionnel pour transformer la société. L’expérience des victoires électorales des nationalistes corses en 2015 et 2017 est pourtant éloquente : un projet de transformation ne peut se faire uniquement en investissant des lieux de pouvoir. Il ne peut réussir qu’avec l’implication et le soutien actif d’une part significative de la population concernée, et le temps passé à construire un consensus en son sein doit être vu comme un véritable investissement à fort retour. Encore faut-il dépenser ce temps efficacement, dans une démarche maîtrisée, en acceptant d’échanger avec des gens qui ne sont pas forcément convaincus d’avance. Quitte à parfois refuser de se soumettre exclusivement à la dictature du calendrier électoral. Construire un consensus, ce n’est pas se compter. C’est tenter, avec des gens qui, au départ, ne partagent pas tous le même point de vue, de faire apparaître un chemin qu’ils voudront emprunter ensemble. Quand on contemple l’état de notre société, n’est-il pas urgent de s’y mettre ?

Installer un consensus n’est pas nier les différences — ni bien sûr les exalter — mais leur permettre de se fertiliser mutuellement dans un but commun. Agir sans relâche pour faire émerger un projet tel que tous les Corses qui souhaitent sincèrement construire, pérenniser et développer leur nation3 puissent se retrouver ensemble, unis au-delà de leurs différences, ne devrait-il pas être la priorité de militants nationalistes ?
Tamanta strada !
- Définition Wikipedia ↩︎
- Un excellent argumentaire, factuel, a été réalisé par une délégation de militants indépendantistes Corses à l’ONU. On peut ne partager aucune des conclusions qu’ils tirent de cette situation et pour autant accepter de partager le constat. ↩︎
- Encore un mot qui mérite définition ! Retenons celle que donne Pierre-Marie Delpu dans Nations, empires, nationalités [Nathan, 2019] « [comme] une communauté humaine qui se reconnaît des traits communs, culturels ou ethniques, au nom desquels elle veut constituer une entité politique souveraine. » ↩︎
